Les Douaires

La colonie pénitentiaire pour garçons des Douaires a pour origine la première expérience de section agricole de l’administration pénitentiaire. En 1824, un lot de terre de 26 hectares est acquis sur le plateau dominant Gaillon et la vallée de la Seine. Les jeunes détenus du nouveau quartier pénitentiaire de la maison centrale de Gaillon (créé en 1820) y sont quotidiennement envoyés pour travailler aux champs. Une colonie y est installée en 1847 grâce à l’acquisition de la ferme des Douaires dans le même canton cinq ans plus tôt et à la construction de quelques bâtiments. À la tête désormais d’une propriété de 213 hectares, elle est administrée par un instituteur régisseur placé sous l’autorité du directeur de la maison centrale. En 1862, elle devient autonome et un directeur est nommé à sa tête. Un nouveau bâtiment, similaire à la réalisation contemporaine de Saint-Hilaire, est construit et inauguré en 1868 à la place des constructions de 1848.

Au 1er décembre 1920, elle compte un effectif de 313 pupilles. La préparation professionnelle aux emplois ruraux s’y effectue au sein de cinq brigades d’agriculture où s’activent 16 vachers, 12 bouviers, 9 porchers, 19 jardiniers et 14 charretiers. Les emplois sédentaires y sont occupés par 6 boulangers, 2 bourreliers, 6 charpentiers, 9 charrons, 9 cordonniers, 4 ferblantiers, 10 forgerons, 4 maçons, 1 menuisier et 1 peintre.

La colonie ferme ses portes en 1925.

Texte : Sylvain Cid