Victor Lapie n’est autre que le pseudonyme d’Henri Joubrel, avocat puis magistrat, permanent de la branche scoute des éclaireurs de France. C’est au siège même du mouvement, 66 rue de la Chaussée d’Antin, qu’il crée un service spécialisé de sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence qui fera office de bureau à la fois de placement, d’information et de propagande pour les éducateurs spécialisés. Dans cet ouvrage qui se veut être un guide pour les « filles et garçons du scoutisme français », il évoque, parmi les « branches annexes » du mouvement, le « scoutisme pour délinquants », en vantant le succès de ces méthodes au nom du célèbre principe déjà énoncé par lord Baden Powell : « L’enfant le plus taré a au moins cinq pour cent de bon ».
Texte Mathias Gardet

Victor Lapie, Jeunesse vivante, Paris, Vigot frères, 1945