Le journal Espère voit le jour au mois de janvier 1945. Il sera bientôt l’organe officiel de la « république de Saint-Maurice » que le directeur réformateur de la Maison d’Education surveillée, René Courtois, s’apprête à instituera le 5 décembre. Ce self-governement, en vogue dans les républiques d’enfants d’après-guerre, doit instaurer un esprit nouveau en associant davantage les élèves d’abord au fonctionnement, puis peu à peu aux activités de l’établissement. Le journal sera poursuivi jusqu’en 1970, après même le départ de René Courtois et la fin concomitante de la « république » en 1957. Largement diffusé à l’extérieur, il tend à dépoussiérer l’image de Saint-Maurice à laquelle le souvenir de l’ancienne colonie pénitentiaire reste encore attaché. Il se fait en particulier l’écho des brillants résultats sportifs de Saint-Maurice dans les championnats départementaux, comme de la visite du garde des sceaux Edmond Michelet en 1960.

Texte : Sylvain Cid

Source : Carte postale

Crédit : droits réservés