Occupant l’essentiel de l’emploi du temps, le travail rural est au coeur du projet de la colonie pénitentiaire de Saint-Maurice. Pour le docteur Picard en 1874, "Saint-Maurice sera désormais la pépinière où l’agriculteur saura trouver tantôt un serviteur ou un aide de ferme, tantôt un laboureur, un semeur, un faucheur, un vacher, un bouvier ou un berger qui manquent en Sologne, tantôt un bûcheron, un charretier ou un ouvrier charron, un jardinier, tous pourvus d’utiles notions spéciales dont ils auront fait déjà l’application." Ce qui importe avant tout, c’est qu’"au lieu de mauvais citoyens inutiles ou dangereux pour la société, le pays [retrouve] en eux des hommes utiles et dignes un jour de verser leur sang pour lui." Il faut attendre la réforme de l’institution à partir de 1938 pour que l’accent soit mis sur une véritable formation professionnelle, comme base de la rééducation.

Texte : Sylvain Cid

Source : Carte postale

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