Rééducation

Depuis le milieu du XIXe siècle, l’éducation des jeunes détenus est censée prendre le pas sur les mesures répressives. Ce n’est cependant qu’au tournant de la deuxième guerre mondiale qu’apparaissent les premiers professionnels, appelés « rééducateurs », formés spécifiquement pour remplir cette mission en contraste avec le personnel pénitentiaire ou de bonne volonté employé auparavant. Ils sont jeunes, ils sont passés par les mouvements de jeunesse, ils préconisent l’engagement et le dévouement. Leur mission n’en est pas moins difficile à cerner. Parmi les définitions les plus connues de l’éducateur figure : « celui qui est chargé de l’éducation d’un groupe d’enfants ou d’adolescents inadaptés en dehors des heures de classe et d’atelier » ou bien un « métier jeune parmi les jeunes ». Plus ces définitions se veulent précises, moins elles le sont… Si « vivre avec » est pendant un certain temps le maître mot de la rééducation, les fonctions sont multiples : surveiller, contrôler, animer, consoler, accompagner, écouter… Peut-on parler pour autant de pédagogie ? De transmission d’un savoir ? Quelles sont les méthodes, les techniques utilisées ?

Source illustration : Photo tirée d’une plaquette pour les 10 ans de l’Association nationale des éducateurs de jeunes inadaptés, supplément de la revue Liaisons, 1957.
Texte : Véronique Blanchard, Mathias Gardet.

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