Emancé

Dans le cadre du IVe Plan de l’action sanitaire et sociale de 1962, la Direction de l’Education surveillée achète le château de Montlieu près de Rambouillet en vue d’y créer un IPES (Internat public d’Education surveillée). L’IPES ouvre en 1965 pour un effectif de 190 garçons de 14 à 16 ans à l’admission pour lesquels il est prévu plusieurs ateliers de préformation et de formation en limousinerie, peinture, menuisierie, plomberie, chauffage central, électricité, serrurerie. Les élèves y préparent le CAP et le CFPA. Les jeunes sont répartis en quatre villages : l’Unité d’orientation des 16-18 ans, l’Unité de rééduction scolaire pour les 13-15 ans, l’Unité de rééducation et de formation type préprofessionnel pour les 15 à 16 ans, l’Unité de de rééducation et de formation professionnelle pour les 16 à 18 ans.
Dès son ouverture, l’IPES d’Emancé sera avec l’IPES de Saint-Maurice (ouverte en 1945 dans une ancienne colonie pénitentiaire) l’objet d’une recherche-action du Centre d’Etudes et de Recherche de l’Education Surveillée à Vaucresson en vue de dégager de nouvelles perspectives pour les internats d’Education surveillée. Ce travail « L’Internat de rééducation » fera l’objet d’une publication aux éditions Cujas en 1972 (cf : document en PJ)
L’IPES de Montlieu évoluera, dans années 1980 il s’ouvre au semi-internat et développe de nouvelles activités autour du théâtre (ce sera la naissance du Théâtre du Fil), de la restauration en collectivité, du bâtiment, de l’horticulture. L’IPES d’Emancé fermera en 1992.

Texte : Jacques Bourquin