De quoi s’agit-il ?

Le Portail « Enfants en Justice XIXe-XXe siècles » vise à promouvoir l’histoire de la Justice des mineurs sur le web en mettant à disposition des chercheurs et du grand public des outils documentaires et des corpus thématiques raisonnés. Cette présentation de l’histoire entend se faire selon les méthodes de pédagogie active, avec une animation interactive, qui s’appuie en permanence sur des ressources variées et référencées : images, archives écrites, coupures de presse, films, vidéos, dessins, objets…

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Mauvaises filles, une websérie documentaire

Les mauvaises filles sont les invisibles de l’histoire. Pourtant, elles incarnent bel et bien des figures de la révolte, contre les normes sociales et les normes de genre. Traditionnellement perçues comme des victimes au XIXe siècle, « filles perdues » recluses dans les Bon Pasteur pour y être préservées, les adolescentes, sous le regard de la justice des mineurs au XXe siècle se muent en « rebelles ». Elles sont rétives à l’ordre sexuel, révoltées contre les règles du patriarcat, « incorrigibles » au sein des institutions de rééducation, insoumises à l’égard de la discipline sociale.

La websérie documentaire « Mauvaises filles », lancée en novembre 2019, s’attache à rendre la parole aux jeunes filles jugées déviantes en associant plusieurs formes de restitution : des portraits théâtralisés permettent d’incarner de manière sensible ces vies de « mauvaises filles », à mi-chemin entre le réel et la fiction. Des décryptages universitaires rendent compte du contexte historique et des ressorts sociaux et genrés de leur stigmatisation. Des archives commentées constituent un corpus qui permet aux citoyen.e.s, étudiant.e.s, professionnel.le.s de la protection de l’enfance, de s’approprier cette histoire de manière tangible. Enfin, des témoignages de femmes, placées en institution pendant leur jeunesse, anciennes éducatrices, ou féministes, font résonner ces trajectoires à travers l’histoire et permettent d’évoquer la question contemporaine des réparations.

Quatre portraits et trois témoignages sont désormais en ligne sur le site dédié www.mauvaises-filles.fr

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